Elle s’appelle Nathalie ! Elle a la cinquantaine, deux enfants et deux petites-filles. Elle habite dans la campagne, près de Vinay, dans une vaste ferme héritée de sa famille, dont elle a retapé la partie habitation, de ses mains pour l’essentiel…

Au chômage depuis quelque temps, elle souhaite faire vivre cette ferme traditionnelle dauphinoise qui est dotée de bâtiments agricoles restés à l’abandon depuis de nombreuses années…

Comme elle adore cuisiner, elle se renseigne sur l’accueil paysan. Son idée est d’ouvrir une « table paysanne » où elle servira des spécialités régionales dont certaines sont quelque peu oubliées : vin de noix, poule au pot, gratin raviolé, gratin dauphinois, pain, pogne et saint-Genix cuits au feu de bois, tarte aux noix, etc. Le tout dans une ambiance rustique, au milieu des noyers, à deux pas d’un sentier de grande randonnée (GR). La plupart des produits servis à sa table proviendront de son jardin potager ou de fermes voisines.

Nathalie entreprend donc d’aménager un des hangars qui offre une très belle vue sur la campagne environnante. Elle autofinance une partie des travaux. Et la voilà à la recherche de fonds complémentaires…

C’est là que commence une aventure qui va durer de longs mois. Les structures qui ont pour vocation d’accompagner les porteurs de projets visant à dynamiser le territoire ne manquent pas. Plusieurs sont approchées… Au départ, le projet plait, mais le statut agricole de Nathalie est méconnu… Ce qui aboutit à plusieurs refus peu expliqués pour ne pas dire, inexplicables !

Même si le Club C.I.G.A.L.E.S. La Pangée a validé sa participation pour le projet de Nathalie, il faudra beaucoup d’énergie, d’interventions et d’explications pour enfin obtenir un feu vert pour un financement régional qui se répartit en : prêt à taux zéro et petite subvention (via le réseau France Active) et microcrédit (via Parcours Confiance du réseau des Caisses d’Épargne) !
De quoi poursuivre les travaux et finaliser cette belle idée.

Ah oui… j’allais oublier de vous dire que Nathalie est aussi à l’aise devant ses fourneaux qu’avec une tronçonneuse, une pioche ou un râteau, un tracteur, ou autre engin de même genre ! Un phénomène assurément !

Nous lui souhaitons pleine réussite dans ce nouveau projet de vie qui lui permet de créer son activité et de sortir des rangs des demandeurs d’emploi… Chapeau ! Nous pourrons et vous pourrez bientôt aller tester sa « table paysanne » (15 personnes maximum et sur réservation uniquement… ainsi le veut la Charte de l’accueil paysan).

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